Peut-on utiliser des hadiths faibles incitant aux œuvres et a la vertu

Publié le par mosquee salam de grande-synthe.over-blog.com

Al Imâm Muhyi Ddîn Yahyâ An Nawawî (qu'Allâh lui fasse miséricorde) a dit : « Précisons ici que pour les savants et les juristes, tout comme pour les muhaddithîn, il est permis et même recommandé de mettre en pratique les ahâdîth faibles incitant à la vertu et aux œuvres [surérogatoires] ou qui visent à dissuader de faire le mal, à condition toute fois qu'il ne s'agisse pas de ahâdîth forgés, (c'est-à-dire inventés de toutes pièces). En revanche, pour ce qui relève des dispositions légales comme le licite et l'illicite, les ventes, le mariage, la répudiation etc... On ne doit s'appuyer que sur des ahâdîth authentiques (sahîh) et fiables (hasan), sauf si un hadîth faible nous incite à des précautions supplémentaires, par rapport à une prescription donnée. Ainsi, par exemple, lorsqu'on est en présence d'un hadith faible portant sur le caractère répréhensible de certaines ventes ou de certaines unions matrimoniales, il est préférable d'en tenir compte, sans que ce soit une obligation. Si j'insiste sur ce point, c'est parce que je mentionne dans ce livres des ahâdîth dont je précise l'authenticité, la fiabilité ou la faiblesse. Aussi je voudrais que cette règle soit bien établie dans l'esprit du lecteur. » [Al Kitâb Ul Adhkâr].


 

Publié dans HADITHS

Commenter cet article