entrée triomphante à la mecque du prophète, triomphe avec pardon et clémence

Publié le par mosquee salam de grande-synthe.over-blog.com

ENTRÉE TRIOMPHANTE À LA MECQUE DU PROPHÈTE (sallalahou alayhi wa salam), TRIOMPHE AVEC PARDON ET CLÉMENCE


ENTRÉE TRIOMPHANTE À LA MECQUE

Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) entra à la Mecque la tête baissée, sa barbe touchant presque la selle de son chameau, en signe de soumission et de remerciement à Allah; il récitait la sourah al-Fatiha[17], pour annoncer l’honneur et la victoire qui lui étaient accordés.[18]

Ce jour-là, où il entra victorieusement à la Mecque en tant que leader religieux et politique et perçu, par les gens, comme le «cœur» de l’Arabie, il instilla au peuple les principes de justice et d’égalité, de même que l’humilité et la soumission à Allah, sans oublier toutes les autres vertus défendues par l’islam. Il fit asseoir avec lui, sur son chameau, Oussama bin Zayd, le fils de son ex-esclave, devant tous les nobles de Qouraish et de sa propre famille, Bani Hashim, qui étaient présents pour l’occasion.

Le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) entra à la Mecque un vendredi, 21e jour de Ramadan.

Le jour où la Mecque tomba aux mains du Messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), un homme, qui tremblait d’étonnement, vint lui parler. Le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) le rassura en lui disant: «Calme-toi et ne crains rien. Je ne suis pas un roi, mais seulement le fils d’une Qouraishite qui se nourrissait de viande séchée au soleil.»[19]

LE JOUR DE LA CLÉMENCE ET DU PARDON

Sa’ad bin ‘Oubada passa près d’Abou Soufyan avec un détachement de Ansars. Avançant d’un pas décidé, il se mit à crier: «Aujourd’hui est un jour de guerre! Il n’y a pas de sanctuaire, Allah a humilié Qouraish!» Peu après, ce fut au tour du régiment du Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) de passer près d’Abou Soufyan. Il en profita pour se plaindre au Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) de ce que Sa’ad venait de dire. Le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui), mécontent des paroles Sa’ad, dit: «Non! Aujourd’hui est un jour de clémence et de pardon. Aujourd’hui, Allah honorera Qouraish et élèvera la gloire du Sanctuaire.»[20] Il envoya quelqu’un retirer à Sa’ad l’étendard des Ansars et le donna à son fils, Qays.[21]

Tout ce que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) faisait ou disait lui était divinement inspiré. Le transfert de l’étendard était purement symbolique, mais pas insignifiant. Car ce faisant, il apaisa la colère d’Abou Soufyan, dont les sentiments venaient d’être heurtés et évita de trop blesser Sa’ad bin ‘Oubada, dont les services rendus pour la cause de l’islam étaient considérables.

 

LE PROPHÈTE DE MISÉRICORDE

Puis, le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) demanda à Qouraish: «Ô Qouraish, que croyez-vous que je m’apprête à faire de vous?» «Nous n’espérons que le meilleur», répondirent-ils, «tu es un frère noble, fils d’un frère noble.» Le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) dit: «Je vous dis ce que Youssouf [28] a dit à ses frères: «Pas de récrimination contre vous aujourd’hui.» Et il ajouta: «Allez… vous êtes tous libres.»[29]

Ensuite, il demanda à Bilal de grimper sur le toit de la Ka’bah et d’y prononcer le adhan (appel à la prière). Pour la toute première fois, les chefs et nobles de Qouraish entendaient l’appel à la prière résonner dans la vallée de la Mecque.

Par la suite, le Messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) se rendit chez Oumm Hani bint Abi Talib, y prit un bain et pria huit unités de prière (rakates) afin de remercier Allah pour la victoire qu’Il venait de leur accorder.[30]

 

 

 

 

[17] Cette victoire est rapportée dans la 48e sourah du Coran, intitulée «la victoire éclatante».

 

[18] Ibn Kathir, vol. III, p. 554. Boukhari a dit également que Mou’awiya bin Qarra a rapporté avoir vu le Prophète, au jour de la conquête de la Mecque, réciter la Fatiha à voix haute tandis qu’il était sur son chameau.

 

[19] Boukhari, Kitab-oul-Moughazi, chapitre intitulé «le pèlerinage d’adieu».

 

[20] Ibn Amwi a raconté cette histoire dans Mghazi (voir Fath-oul-Bari, vol. VIII, p. 7). Boukhari a aussi relaté l’incident, avec quelques variations dans le dialogue de Sa’ad et du Prophète. Le nom complet de Ibn Amwi est Yahya bin Sa’id bin Aban, qui est considéré comme un narrateur fiable et qui était connu sous le surnom de «véridique». Il mourut en 594 de l’hégire.

 

[21] Zad al-Ma’ad, vol. p. 423.

[28] Le prophète Josephe

 

[29] Zad al-Ma’ad, vol. I, p. 424

 

[30] Boukhari, chapitre intitulé «le jour de la victoire»; Zad al-a’ad, vol. p. 425.

 

Publié dans HISTOIRE

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